Echange de parcelles de l’hôpital Brisset d’Hirson

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Pendant longtemps, l’essentiel des ressources de l’hôpital provenait de l’exploitation de son patrimoine mobilier et immobilier (location d’habitations, location de terres agricoles, etc.). Afin d’augmenter ses revenus, l’hôpital doit rationaliser au mieux leur exploitation et augmenter son patrimoine. Cela passe notamment par l’achat de terrains, le don ou le legs. Ce dernier est une disposition post-mortem par laquelle le testateur transmet, par la rédaction de son testament, l’intégralité ou une partie de son patrimoine au profit d’un légataire. Faisant parfois office de dernier lieu de vie des personnes âgées, l’hôpital peut être destinataire d’une partie ou de l’intégralité des biens de ses patients après leur décès.

 

Grâce au legs Goulard, l’hôpital Brisset d’Hirson reçoit 27 parcelles, mais elles sont éparpillées sur l’ensemble de la commune. Dans une lettre du 23 septembre 1920, Gustave Willot propose à Émile Villemant, maire de la commune d’Hirson et président de la commission administrative de l’établissement hospitalier, de procéder à un échange de parcelles avec plusieurs propriétaires.

 

Afin de répondre à cette proposition, le maire demande la réalisation d’une étude. Cette dernière est menée par Paul Covez, géomètre-expert à Hirson. Elle a pour objectif de déterminer s’il est avantageux pour l’établissement de procéder à l’échange des parcelles avec les différents propriétaires. Un tableau comparatif de ces parcelles est établi par le géomètre qui porte sur leur contenance mais également sur leur valeur monétaire. En effet, si, dans ce cas, l’intérêt est de conserver une superficie immobilière à peu près équivalente,  l’hôpital espère pouvoir au moins augmenter la valeur pécuniaire de son patrimoine. Dans son rapport d’octobre 1920, le géomètre-expert compare la valeur locative des lots et donne des recommandations pour augmenter cette valeur, grâce notamment à l’allongement de la durée du bail.

Cet échange permettrait également à l’hôpital d’obtenir un terrain sans enclave, ce qui faciliterait son exploitation.

 

A l’issue de ce rapport, la commission administrative prend plusieurs délibérations, lors de la séance du 23 novembre 1920, en faveur de l’échange de ces parcelles. Elles sont suivies de l’avis favorable du conseil municipal d’Hirson dans sa délibération du 28 novembre 1920.

 

Il faudra attendre juillet 1944 pour que le géomètre-expert dresse les désignations d’échanges de parcelles.

 

Ce dossier a été versé aux Archives départementales de l’Aisne par le centre hospitalier d’Hirson le 10 juillet 2015. Il permet notamment d’avoir un aperçu du patrimoine immobilier de l’établissement et peut être mis en lien avec le fonds de la conservation des hypothèques. Le relevé des formalités hypothécaires recense les transactions effectuées par l’hôpital dont les échanges de biens.