Aide à la recherche

Cette rubrique a pour vocation de vous présenter les sources indispensables à consulter dans le cadre de vos recherches grâce à des guides de sources qui regroupent toutes les sources relatives à une thématique ou à des fiches méthodologiques qui vous indiquent, pas à pas, comment procéder pour trouver les informations que vous recherchez.

 

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Rechercher un combattant de la Grande Guerre

Vous souhaitez retracer l'itinéraire de votre aïeul combattant de la Grande Guerre ? Vous trouverez ici toutes les pistes de recherche possibles.


image_7_1.jpg - <p class="description">Le soldat Lheureux du 401e d'infanterie en octobre 1916.
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Le soldat Lheureux du 401e d'infanterie en octobre 1916.

Le recrutement : les registres du recensement militaire

Conservés en série R, ces registres - communément appelés registres matricules - recensent tous les hommes d'une même classe d'âge. Une fiche signalétique fournit des informations familiales et physiques pour chaque individu mais aussi des renseignements complémentaires comme son niveau d'instruction. Elle détaille les affectations, les campagnes militaires, voire les conditions de décès du soldat.

Pour consulter ces registres, il convient tout d'abord de connaître l'année de naissance de l'individu. Il suffit ensuite d'ajouter 20 ans pour connaître sa classe (par exemple : un homme né en 1896 appartient à la classe 1916) ; mais il faut surtout connaître son lieu de résidence à l'âge de ses vingt ans pour pouvoir identifier le bureau de recrutement dont dépendait sa commune. Il existait trois bureaux de recrutement dans l'Aisne :

  • le bureau de Laon qui couvre l'arrondissement de Laon et dont le fonds est conservé sous la cote 20 R ;
  • le bureau de Saint-Quentin qui couvre les arrondissements de Saint-Quentin et Vervins et dont le fonds est conservé sous la cote 21 R ;
  • le bureau de Soissons qui couvre les arrondissements de Château-Thierry et Soissons et dont le fonds est conservé sous la cote 22 R.

 

Les registres matricules ont fait l’objet d’une dérogation générale de consultation jusqu’à la classe 1921. Au-delà, il convient de formuler une demande de dérogation auprès des Archives départementales de l’Aisne et de prouver sa filiation afin de pouvoir consulter la totalité des informations contenues dans la fiche signalétique. Dans le cas contraire, les informations relatives à la filiation ou celles à caractère judiciaire ou médical sont occultées lors de la communication. 

Si vous ne connaissez pas le lieu ou la date de recensement, vous devez consulter les tables alphabétiques par classe tenues par chaque bureau de recensement. 


Le parcours militaire de votre aïeul

Le feuillet matricule détaille les affectations des militaires mobilisés. Pour connaître avec précision les lieux où a combattu votre aïeul, vous pouvez utilement consulter les journaux des marches et opérations de toutes les unités engagées au cours de la Première Guerre mondiale. Un partenariat entre la direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense et le Service historique de la Défense a permis la numérisation de ces journaux qui sont consultables en ligne :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/recherche.php?fam=3


Votre aïeul est tombé au champ d'honneur

Plusieurs sources sont exploitables pour retrouver des informations relatives aux militaires décédés en temps de guerre.

Fichier national des morts pour la France

Le fichier national créé par l’administration des anciens combattants après le conflit regroupe près de 1,3 millions de fiches des « Morts pour la France ». Ce fichier s’avère très utile si vous ne disposez d’aucune information quant à votre aïeul : il fournit éléments d’état civil (date et lieu de naissance) ; lieu de recrutement et numéro matricule ; unités d’affectation ; grades ; date, lieu et conditions du décès. Il permet en outre de connaître avec exactitude la date de transcription de l’acte de décès ou, si votre aïeul a fait l’objet d’un jugement déclaratif de décès, la date et la juridiction ayant rendu ce jugement, ce qui indique que son corps n’a pu être retrouvé.

 La recherche s’effectue grâce au patronyme :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre

 Le mémorial virtuel du Chemin des Dames

Ce site réalisé par le Conseil départemental de l'Aisne permet de rechercher un combattant mort sur le Chemin des Dames durant la Première Guerre mondiale :

www.memorial-chemindesdames.fr/pages/accueil.asp

 Sépultures de guerre

Le ministère de la Défense permet également de rechercher le lieu d’inhumation des victimes du conflit, qu’elles soient enterrées dans les nécropoles nationales ou dans les carrés militaires communaux.

La recherche s’effectue grâce au patronyme :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/sepultures_guerre

Par ailleurs, un projet élaboré dans le cadre de l’association FranceGenWeb, MémorialGenWeb, a entrepris de recenser les monuments aux morts et de relever les noms des soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, et « Morts pour la France » :

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/index.php

On peut aussi contacter le service suivant :

  • Office national des anciens combattants – Service des sépultures de guerre de l’Aisne – Route d’Etinehem – 80340 Bray-sur-Somme Tél. : 03 22 76 17 72.

 

Les Archives départementales de l’Aisne conservent également de nombreux documents susceptibles de vous apporter de précieux renseignements :

  • l’acte de décès du soldat est en règle générale transcrit sur les registres d’état civil de sa dernière commune de résidence. Si le corps de votre aïeul n’a pu être trouvé, le jugement déclaratif de décès permet d’établir un acte d’état civil qui peut ensuite être porté sur les registres, parfois plusieurs années après la fin du conflit.
  • les archives communales s’avèrent extrêmement précieuses. Les maires ont été confrontés à la mort : dès 1915, ils établissent des plans de localisation des tombes isolées (mentionnant parfois les circonstances des décès), des listes des victimes militaires inhumées dans les carrés communaux ou, après la guerre, des listes des dépouilles exhumées pour être rapatriées par les familles. Ces documents, conservés au sein de la sous série 4 H (mesures d’exception et faits de guerre) du cadre de classement des archives communales, peuvent ainsi vous permettre de localiser la sépulture de votre aïeul.

Votre aïeul a été blessé

Outre les informations portées sur le feuillet matricule, certaines pistes peuvent être explorées.

Le Service des archives médicales et hospitalières des Armées (SAMHA) basé à Limoges conserve les archives médicales produites par les hôpitaux et formations sanitaires et militaires ayant fonctionné en France et dans les anciennes colonies. Le fonds conservé pour la Première Guerre mondiale des archives des postes de secours régimentaires aux hôpitaux de l’intérieur – en passant par les hôpitaux d’orientation et d’évacuation (HOE) -représente près de 6 kilomètres linéaires de documents.

Pour effectuer une recherche, vous pouvez contacter directement ce service à l’adresse suivante :

- Service des archives médicales hospitalières des Armées - 23 rue de Châteauroux - B.P. 21105 - 87052 Limoges Cedex 2
Tél. : 05 55 12 12 40 ; télécopie : 05 55 77 51 76
Courriel : explotiation.samha@orange.fr ou samha@orange.fr
 

Votre aïeul a été fait prisonnier

Durant la Première Guerre mondiale, des millions de personnes, militaires et civils, furent capturées et internées dans des camps de détention. Les Etats en guerre adressèrent au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) des listes de prisonniers. Il est désormais possible de consulter ces informations en ligne.

La recherche s’effectue grâce au patronyme :

http://grandeguerre.icrc.org/fr


image_8_1.jpg - <p class="description">Carte d'ancien combattant de Georges Eugène Georgin, 1930.
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Carte d'ancien combattant de Georges Eugène Georgin, 1930.

Votre aïeul a survécu au conflit

Les cartes d'anciens combattants

A la fin du conflit, les anciens combattants, regroupés dans de nombreuses associations, militent pour la revalorisation des pensions et la reconnaissance de la qualité de combattant. En juin 1927, l'Office du combattant est créé ; il est chargé de délivrer une carte à tous ceux qui ont passé au moins trois mois dans une unité combattante ou qui ont été blessés. Les Archives départementales de l'Aisne conservent 38 000 dossiers d'anciens combattants conservés sous les cotes 3 R 1 à 731. Ceux-ci contiennent le plus souvent un certificat provisoire, la « carte verte » d'ancien combattant et la carte définitive du combattant. Ils sont également susceptibles de contenir des demandes de renouvellement et des déclarations des états de service (certificat médical, bulletin individuel...).

Un fichier alphabétique, conservé sous les cotes 3 R 737 à 748, permet de retrouver la cote du dossier.

Les archives communales

De nombreux combattants ont été blessés au cours du conflit. De multiples organismes sont créés afin de faciliter la réintégration des grands blessés dans la société civile ; d'autres versent des pensions d'invalidité. Les archives communales peuvent vous permettre de trouver trace de votre aïeul :

  • la sous-série 4 H est susceptible de contenir des documents relatifs aux entreprises de rééducation ou de réadaptation à la vie professionnelle
  • la sous-série 5 Q, consacrée à l'application des lois d'assistance et de prévoyance, contient généralement des dossiers consacrés au suivi des soins médicaux gratuits et des allocations aux victimes du conflit.

Attention ! La composition des fonds communaux varie d'une commune à l'autre.