Concours musical de Laon

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Si le mois de juin marque le début de l’été, il est aussi le mois de la fête de la musique. Cet événement est impulsé en France en 1982 par Jack Lang, alors ministre de la Culture. Toutefois, des manifestations musicales existaient antérieurement comme nous le prouve le document présenté ici.

 

En effet, en 1914, le maire de Laon, Georges Ermant, et le conseil municipal décident d’organiser des fêtes à Laon pendant le week-end de la Pentecôte. Ces fêtes prennent la forme d’un concours national et international de musique et d’un bal public le 31 mai ainsi que d’un festival de gymnastique et d’un second bal public le 1er juin, le tout accompagné par plusieurs autres animations tout au long des festivités.

 

Le document présenté ici est le règlement général du concours musical, réalisé en février et destiné à être envoyé aux sociétés musicales souhaitant y prendre part. Il fixe les conditions de participation et le déroulement du concours structuré en trois parties. Il y a tout d’abord le concours de lecture à vue, puis le concours d’exécution et enfin le concours d’honneur dans lequel s’affronteront les sociétés musicales ayant obtenu un premier prix dans l’une des deux premières épreuves. Chaque concours est également divisé en quatre parties chacune consacrées à un ensemble musical différent. En effet, cet évènement est ouvert aux fanfares, aux harmonies, aux trompettes et aux trompes de chasses, jouant indépendamment les unes des autres avec un programme différent pour chaque ensemble.

 

Outre les modalités et informations pratiques, ce document donne la liste des membres du comité d’organisation, présidé par Georges Ermant et composé d’élus et de représentants des différentes sociétés musicales de Laon. Enfin, la dernière page énumère les récompenses pour le concours d’honneur uniquement, même s’il est précisé que les deux autres concours ont également droit à leurs prix.

 

D’un point de vue visuel, on note le soin apporté à la mise en forme du règlement. Il se présente comme un livret agrafé avec une couverture en papier glacé bleu richement illustrée, avec notamment une représentation de la muse de la musique en quatrième de couverture. L’intérieur est quant à lui plus formel. Il comporte néanmoins quelques images dont la plus marquante est celle du bandeau représentant une partition entourée d’instruments de musique.

 

En revanche, on ne trouve aucune mention des personnes ayant réalisé le règlement, ni du lieu d’impression, même s’il a été imprimé très vraisemblablement à Laon.

 

Ce document, ainsi que le dossier dans lequel il se trouve, est un témoin du dynamisme culturel de la ville de Laon à la Belle Époque. C’est également l’une des dernières grandes manifestations culturelles laonnoises avant les terribles combats de la Première Guerre mondiale.