Document du mois


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Le document du mois de décembre 2017

FRAD002_3_R_1_384_001.jpg - <p class="description"><p>Programme de Noël des pupilles de la Nation de la ville de Saint-Quentin, 1930 (Arch. dép. Aisne, 3 R 1/834)</p></p>

Programme de Noël des pupilles de la Nation de la ville de Saint-Quentin, 1930 (Arch. dép. Aisne, 3 R 1/834)

FRAD002_3_R_1_384_002.jpg - <p class="description"><p>Programme de Noël des pupilles de la Nation de la ville de Saint-Quentin, 1930 (Arch. dép. Aisne, 3 R 1/834)</p></p>

Programme de Noël des pupilles de la Nation de la ville de Saint-Quentin, 1930 (Arch. dép. Aisne, 3 R 1/834)

Le Noël des pupilles de la Nation

 

En ce mois de fête et de joie, il est utile de rappeler que ceux qui ont subi les aléas de la vie ont également le droit de profiter de Noël et ne doivent pas être oubliés.

 

La Première Guerre mondiale est un conflit qui a fait plusieurs millions de victimes et laissé de très nombreuses familles dans le besoin. C’est la raison pour laquelle l’État français crée, par la loi du 27 juillet 1917, le statut de pupille de la Nation. Cette loi permet aux enfants dont un des parents est décédé ou sérieusement blessé du fait des conflits armés, de bénéficier de l’aide et de la protection de l’État, notamment en matière de scolarité et d’emploi. Pour mettre en application cette loi, un Office national des pupilles de la Nation est créé avec une antenne dans chaque département et des sections cantonales.

 

Le document présenté ici est issu des archives de la section cantonale de Saint-Quentin du fonds de l’office départemental des anciens combattants et victimes de guerre. Il s’agit du programme de la « fête familiale » organisée par la section cantonale et la ville de Saint-Quentin pour le Noël des pupilles de la Nation du 18 décembre 1930 au théâtre municipal de Saint-Quentin (actuellement théâtre Jean-Vilar). L’image en première page illustre d’ailleurs bien les bénéficiaires de cette fête. En effet, on voit trois enfants, une fille et deux garçons, accompagnés par une femme. De par sa tenue, cette femme n’est certainement pas la mère des enfants mais la personnification de la paix. Elle porte une tunique et des sandales rappelant l’Antiquité et tient ce qu’il semble être un rameau d’olivier. Les soldats en arrière-plan, que l’on reconnaît à leurs uniformes et qui se fondent dans le décor, symbolisent les pères disparus au combat. Le dessin signé « RAB » peut être attribué à Pol Rab (1898-1933), dessinateur et affichiste parisien.

 

Ce programme détaille avec beaucoup de précision le déroulement de la fête qui est divisée en trois parties. Il y a tout d’abord la séance d’ouverture. Le président de la section cantonale et le préfet de l’Aisne donnent une allocution suivie d’une distribution de livrets de Caisse d’épargne avec un appel des pupilles qui se sont distingués par leur mérite. Le tout est entrecoupé de morceaux de musique interprétés par la Symphonie du Cercle musical. Vient ensuite la « séance récréative ». Il s’agit d’un spectacle présentant des chants, des danses ou du théâtre interprétés par les élèves des écoles, lycées et sociétés de la ville. La journée se termine par un arbre de Noël avec une distribution de gâteaux et de jouets.

 

Ce document permet ainsi de montrer un bel exemple des actions réalisées par l’Office des pupilles de la Nation.