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Document du mois d'octobre 2016

FRAD002_1_Fi_535.jpg - <p class="description"><p>« Laudunum, Vulgo. Laon en Picardie », [XVII<sup>e</sup> siècle] (Arch. dép. Aisne, 1 Fi 535)</p></p>

« Laudunum, Vulgo. Laon en Picardie », [XVIIe siècle] (Arch. dép. Aisne, 1 Fi 535)

Laudunum

 

Au milieu d’une plaine étendue s’élève une montagne escarpée, isolée de toute part et ressemblant à un croissant. C’est sur le plateau de cette hauteur qu’est située Laon. Autrefois appelée Laudunum ou Lugdunum, Laon fait partie des toponymes celtiques qui signifierait pour certains auteurs clair-mont (mont que l’on voit).

 

Des fouilles archéologiques effectuées sur le plateau ont révélé qu’une partie de l’enceinte de l’ancien palais épiscopal peut être identifiée comme étant un élément de fortification datant du IIIe siècle. D’autre part, le tracé géométrique des rues parallèles laisse aussi supposer que la vieille ville est d’origine romaine. Au haut Moyen Âge, l’endroit le plus habité, et le seul fortifié, est la partie du nord-est, soit les environs de la cathédrale que l’on appelait alors la « cité » (du latin civitatem).

 

Au XIIe siècle, on édifie en particulier la plus grande partie de l’église abbatiale Saint-Martin, la chapelle des Templiers et les chapelles du palais épiscopal. On commence à construire la cathédrale actuelle ainsi que le beffroi, grande tour carrée qui se trouvait sur les remparts au sud de la citadelle et qui a disparu à la fin du XIXe siècle. Au XIIIe siècle, on termine la cathédrale et l’église Saint-Martin, on reconstruit les remparts, les trois portes monumentales, qui subsistent encore aujourd’hui, et le palais épiscopal. Le roi Philippe II Auguste érige enfin un grand donjon circulaire.

 

Laon devient aussi au XIIIe siècle, le centre d’un grand bailliage royal qui s’étend de Péronne et Montdidier à Reims, Châlons-sur-Marne et même Montfaucon d’Argonne : c’est le baillage de Vermandois.

 

La cuve Saint-Vincent, véritable « campagne à la ville », autrefois plantée de vignes, et aujourd’hui vaste espace arboré, est l'un des traits naturels les plus caractéristiques de la ville. Elle est enserrée entre les deux bras de la ville haute et demeure de nos jours l'un des endroits de balade de la ville les plus appréciés. On y accède par un ensemble de sentiers appelés « grimpettes », et l'une d'entre elles, l'escalier du panorama, débouche sur la porte fortifiée des Chenizelles.

 

Laon est intimement liée à l’histoire de France. De l’époque romaine à la Deuxième Guerre mondiale, en passant par l’épisode de la Ligue et par Napoléon qui y livra l’un de ses derniers combats en mars 1814, Laon a souvent été un acteur des événements qui ont marqué notre histoire. Occupée lors de la guerre franco-allemande puis durant la Première Guerre mondiale, les bombardements de 1944 causent d’importants dégâts mais préservent le cœur historique de la ville qui compte plus de 80 monuments historiques classés. Les 8 kilomètres de remparts qui encerclent la ville, confèrent à la cité son appellation de montagne couronnée. La cathédrale, visible à des kilomètres à la ronde, invite les touristes à la découverte de l’histoire de Laon et de ses monuments.